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Dans les années '70, la télé s'installe,
l'auto est présente dans toutes les familles,
les loisirs se modifient. Les salles de cinéma
se divisent et la fonctionnalité devient
Reine.
Les multisalles continuent leur quête: réunir
un maximum de spectateurs dans un minimum d'espace.
Ainsi l'Eldorado et le Métropole sont sacrifiés
à cette manie fractionnelle.
En 1974, le premier est jumelé à sa voisine
la Scala afin d'accueillir sept salles. Le Métropole,
moins chanceux encore, voit son second balcon transformé
en deux salles, en 1971.
Le principal était toutefois sauvegardé:
on comptait encore 180 millions de spectateurs
en France, et la Belgique s'attribuait le score le plus
élevé, compte tenu de la population nationale.
Si le découpage des grandes salles en "lotissements"
allait endiguer la fuite des salles obscures, leur hospitalité
était toute relative.
Style dépouillé à l'extrême,
ambiance zen, petits écrans, ... La féerie
des lieux appartenait au passé.
En fait, le cinéma de demain est peut-être
déjà au Kinépolis. Une moyenne
de 10.000 spectateurs par jour fréquente les
lieux. Selon la formule d'un chroniqueur bruxellois,
" c'est le septième art de masse
dans des conditions audiovisuelles proches de la perfection
". Actuellement, l'ensemble des sociétés
de cinéma mondiales essaye de développer
ce concept des méga-complexes, situés
à la périphérie des villes. Ce
sont des cathédrales où les dingues de
pellicule viennent communier en choisissant parmi de
nombreuses chapelles. Bref, la qualité et la
quantité
ou la faillite.
Un nouvel impératif d'autant plus dommageable
pour les exploitants de salles que les investissements
consentis dans les années '70 pour saucissonner
les salles étaient à peine remboursés.
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