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Chaussée de Louvain, 38
1210 Saint-Josse
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1938 - 17/05/1978
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Dès le début du siècle, à Saint-Josse,
plusieurs salles se regroupent autour de la Gare du Nord,
où elles s'accouplent souvent à un hôtel.
On en trouve aussi le long de la chaussée de Louvain,
entre la Place Madou et le marché communal.
Ouvert en 1912 comme salle de fêtes-brasserie-cinéma,
surnommé " La Girafe " à cause du
petit animal lumineux qui orne sa marquise,
le Casino offre une structure de café-concert, avec
scène et galerie en U portée par une multitude
de colonnettes métalliques.
Entièrement modernisé en 1934, il est rebaptisé
" Le Mirano " et arrive jusqu'à nous occupé,
il est vrai, par un club privé du même nom.
Le Parlant ( 1928-1939)
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Simple, mais attrayante, la façade se caractérise
par une entrée au fond d'un large dégagement
qui s'ouvre à front de rue sous un auvent de béton.
La caisse est centrale et permet aux visiteurs de ne pas attendre
sur le trottoir et de rester protégés.
L'entrée du Mirano répond aux conceptions U.S.
du "Light Spot" c'est-à-dire qu'elle est
conçue comme une tache brillante au sein de l'artère
commerçante, de sorte qu'il soit pratiquement impossible
de ne pas remarquer d'emblée le cinéma. La façade
constitue, avec celle de son voisin d'en face, 'Le Marignan',
un ensemble homogène de style et de conception. La
caisse est mobile et peut être rentrée le soir
après la fermeture.
La première batterie de portes franchie, la perception
du volume se modifie. Un faux-plafond resserre l'espace et
la disposition guide le visiteur dans sa découverte
du lieu.
A gauche, un vestiaire lui permet de se débarrasser
et à droite un escalier le conduit vers les sanitaires
au sous-sol. La progression jusqu'au centre de la salle est
très courte.
Le jeu des dénivelés, entre de très petites
plates-formes, le choix des couleurs ambiantes et la présence
d'escaliers confèrent d'emblée à la salle
une certaine mise en scène.
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Traitée dans un style néogrec, c'est surtout
la scène qui surprend par ses conceptions
hardies. D'un mouvement ondoyant de toute beauté, elle
embrasse le rideau sur toute la largeur, en s'amorçant,
architecturalement dès les ¾ de la longueur,
pour s'évaser dans le bas avec une grâce surprenante.
Tant la façade que les décorations originales
de la salle tentent de mettre en exergue le style des années
'50, le style art
déco tardif.
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600
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1 salle comprenant un parterre et un balcon
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Cabaret 'La Girafe ' 1912
Cinéma Mirano 1934
Transformations 1950
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Le film d'ouverture du Mirano fut " Chacun
son tour ", où Robert Lamoureux mène
une double vie de populaire et sympathique vedette de la radio
et du music-hall.
Jusque vers 1978, l'exploitation du Mirano est commune à
celle du Marignan et est assurée par la 'Société
des Ciné de St-Josse' qui deviendra plus tard "
Les Cinés Madou ".
Dans les années '60, l'entreprise, véritable
affaire de famille chez les Van Vlasselaer, gérera
en même temps le Mirano, Le Marigan, Le Century, Le
Savoy et Le Louvre, tous situés le long de la Chaussée
de Louvain. L'activité de ces cinémas s'est
malheureusement arrêtée dans les années
1980 à la mort de Mr. Van Vlasselaer. De ces cinq salles
obscures ne subsiste actuellement que le Mirano, qui accueillit
un temps les matchs de la ligue d'improvisation et qui est
devenu aujourd'hui une boîte de nuit. Autre époque,
autre forme
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