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Rue Neuve 30 - 1000 Bruxelles
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27/10/1932
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Conçu par Adrien Blomme, le Cinéma Métropole
apparaît une fois achevé comme un chef-d'oeuvre
d'architecture moderniste, combinant la plus haute technicité
à la sensibilité la plus raffinée. Les
impératifs pourtant étaient nombreux: le coût
excessif du terrain impliquait une utilisation maximale de
l'espace disponible qui souffrait au demeurant d'un désavantage
particulier lié au passage de la Senne à 2,30
mètres sous le niveau de la rue; la multiplicité
des fonctions, dépendantes ou indépendantes,
posait également quelques problèmes de communication:
les salles de banquets devraient être aisément
accessibles de l'hôtel, tandis que le cinéma
ouvrirait d'une manière ou d'une autre sur le Café
Métropole et que la brasserie serait équipée
d'un escalator vers la rue Neuve.
Blomme intègre 2 types de considérations dans
son uvre : des exigences techniques, commerciales et
fonctionnelles et artistiques :être un régal
pour les yeux "
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Magasin Zara
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Adrien Blomme
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La salle s'approprie la quasi-totalité de l'espace
disponible; Si les dégagements sont spacieux, nul foyer
ne vient prélever le moindre mètre carré
de superficie. A l'arrière de l'important parterre,
divisé par une allée médiane, des loges
et autres places assises sont réservées aux
consommateurs selon un schéma cher aux brasseries-concerts
des années dix,. L'établissement est pourvu
de balcons presque droits. Il bénéficie d'un
orchestre de quarante musiciens et de grandes orgues.
Blomme attacha une grande importance aux exigences fonctionnelles
d'une nouvelle salle de cinéma : la visibilité,
l'acoustique, la ventilation, le confort des sièges
et la circulation.
L'architecture du cinéma se caractérise par
un nombre d'innovations techniques et fonctionnelles important.
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L'effet décoratif, d'une extrême sobriété,
est entièrement confié à la vertu des
matières, des coloris et de la lumière. L'usage
du marbre, du citronnier, du noyer, des métaux polis
et des miroirs, alliés à des mariages de rose
et or, brun et vert jade, jaune et gris bleuté, est
superbement mis en valeur par des éclairages consciencieusement
étudiés: vagues ensoleillées des gorges
du plafond, tubes luminescents soulignant tel ou tel détail
architectural, eau dorée des fontaines, cordons de
feu guidant l'usager au fil des couloirs, des escaliers, des
foyers, tuyaux d'orgue de la scène éclairant
le bas-relief d'Ossip Zadkine et le rideau de velours blanc.
En façade, le parement de travertin jaune s'interrompt
au profit de larges baies vitrées qui révèlent
au promeneur nocturne la vie intérieure du bâtiment,
de ses escaliers, de ses foyers. Des lettrages cerclés
de néon contribuent encore à signaler la présence
de cet impressionnant navire.
La fresque de Zadkine :
C'est le sculpteur lui même qui intégra le haut-relief
à l'intérieur de la salle, célèbrant
à sa manière les liens étroits unissant
l'architecture, la sculpture et le film.
Il représente 3 personnages qui jouent avec des rubans.
Le jeu sinueux des lignes exprime le mouvement et les contours
brillent sous la lumière qui anime les mouvements exprimés
par cette sculpture. Elle est taillée dans la pierre
au dessus de l'écran à l'intérieur de
la salle et le haut relief est réalisé en glaise
à l'échelle exacte (11m/4m).
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3000
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1 salle dont 1 parterre et 2 balcons
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Le Métropole mérite d'être qualifié
de monument historique. La procédure de classement
a été entamée il y a des années
déjà. Face à une pression politique et
économique trop forte, les responsables de la protection
du patrimoine ont estimé que la conservation de la
seule façade était la seule chose défendable.
Un édifice aussi remarquable que celui-ci doit être
protégé dans sa totalité pour les générations
à venir.
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Le Métropole, moins chanceux encore, voit tout d'abord
son second balcon transformé en deux salles, en 1971.
Ensuite, en 1977, une surface commerciale ne fait qu'une bouchée
du rez-de-chaussée et d'une partie de l'étage,
tandis que l'ancienne mezzanine devient la salle principale,
secondée par les deux salles du défunt balcon
et par deux nouveaux petits locaux, aménagés
au sous-sol, qui ne sont déjà plus utilisés
à l'heure actuelle.
La sculpture, unique, conçue par le célèbre
Ossip zadkine, tout spécialement fut reléguée
derrière une paroi destinée à séparer
2 salles. Actuellement, elle se trouve dans un faux plafond
du magasin .
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En 1932, la future Reine Astrid avait inaugurée la
salle avec un parterre de personnalités. Ils assistèrent
à la présentation de " Fanny " tiré
de l'épopée de M. Pagnol avec Orane Demazis,
Raimu et Pierre Frenay. Le journal " le Soir " du
04/11/32 nous apprend que 52.934 spectateurs étaient
dénombrés dès la fin de la première
semaine.
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