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Rue Neuve, 30
1000 bruxelles
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1932-1994
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Conçu par Adrien Blomme, le Cinéma Métropole
apparaît une fois achevé comme un chef-d'oeuvre
d'architecture moderniste,
combinant la plus haute technicité à la sensibilité
la plus raffinée. Les impératifs étaient
pourtant nombreux.
Le coût excessif du terrain impliquait en effet une
utilisation maximale de l'espace disponible qui souffrait
au demeurant d'un désavantage particulier lié
au passage de la Senne à 2,30 mètres sous le
niveau de la rue. La multiplicité des fonctions, dépendantes
ou indépendantes, posait également quelques
problèmes de communication: les salles de banquets
devraient être aisément accessibles de l'hôtel,
tandis que le cinéma ouvrirait d'une manière
ou d'une autre sur le Café Métropole et que
la brasserie serait équipée d'un escalator vers
la rue Neuve.
Le Parlant ( 1928-1939)
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Magasin Zara
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Adrien Blomme
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La
salle s'approprie la quasi-totalité de l'espace
disponible.
Si les dégagements sont spacieux, nul foyer
ne vient prélever le moindre mètre carré
de superficie. A l'arrière de l'important parterre,
divisé par une allée médiane, des loges
et autres places assises sont réservées aux
consommateurs selon un schéma cher aux brasseries?
concerts des années '10. L'établissement est
pourvu de balcons presque droits.
Il bénéficie d'un orchestre de quarante musiciens
et de grandes orgues.
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L'effet décoratif, d'une extrême
sobriété, est entièrement confié
à la vertu des matières, des coloris et de la
lumière. L'usage du marbre, du citronnier, du noyer,
des métaux polis et des miroirs, alliés à
des mariages de rose et or, brun et vert jade, jaune et gris
bleuté, est superbement mis en valeur par des éclairages
consciencieusement étudiés: vagues ensoleillées
des gorges
du plafond, tubes luminescents soulignant tel ou tel détail
architectural, eau dorée des fontaines, cordons de
feu guidant l'usager au fil des couloirs, des escaliers, des
foyers, tuyaux
d'orgue de la scène éclairant le bas-relief
d'Ossip Zadkine et le rideau de velours blanc.
En façade, le parement de travertin jaune s'interrompt
au profit de larges baies
vitrées qui révèlent au promeneur
nocturne la vie intérieure du bâtiment, de ses
escaliers, de ses foyers.
Des lettrages cerclés de néon contribuent encore
à signaler la présence de cet impressionnant
navire.
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3000
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1 salle comprenant un parterre et deux balcons
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En 1971, en pleine période fonctionnaliste, le Métropole
voit tout d'abord son second balcon transformé en deux
salles. Ensuite, en 1977, une surface commerciale ne fait
qu'une bouchée du rez-de-chaussée et d'une partie
de l'étage tandis que l'ancienne mezzanine devient
la salle principale, secondée par les deux salles du
défunt balcon et par deux nouveaux petits locaux, aménagés
au sous-sol, qui ne sont déjà plus utilisés
à l'heure actuelle.
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